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Gérer la jalousie et la rivalité entre frères et sœurs
16 February, 2026
« Maman, c'est pas juste! »
« C'est toujours lui qui a le plus gros morceau! »
« Pourquoi elle a le droit et pas moi? »
Ces phrases vous sont familières? Bienvenue dans le monde de la rivalité fraternelle! La jalousie entre frères et sœurs est l'un des défis les plus fréquents – et probablement les plus épuisants – de la vie familiale. Mais rassurez-vous : c'est aussi totalement normal!
Voici donc quelques conseils pour vous aider à naviguer ces eaux parfois tum...
« C'est toujours lui qui a le plus gros morceau! »
« Pourquoi elle a le droit et pas moi? »
Ces phrases vous sont familières? Bienvenue dans le monde de la rivalité fraternelle! La jalousie entre frères et sœurs est l'un des défis les plus fréquents – et probablement les plus épuisants – de la vie familiale. Mais rassurez-vous : c'est aussi totalement normal!
Voici donc quelques conseils pour vous aider à naviguer ces eaux parfois tumultueuses avec (un peu!) plus de sérénité.
Pourquoi la jalousie existe-t-elle?
Avant tout, il importe de comprendre d'où vient cette fameuse rivalité. Les enfants ne sont pas jaloux par méchanceté ou pour vous rendre la vie difficile; la jalousie entre frères et sœurs découle plutôt d'un besoin fondamental, soit celui de se sentir aimé, important et valorisé aux yeux de leurs parents.
Chaque enfant veut sa place unique dans la famille. Ainsi, quand il perçoit (à tort ou à raison) qu'un autre enfant reçoit plus d'attention, d'affection ou de privilèges, son cerveau interprète cela comme une menace : « Et moi? Est-ce que mes parents m'aiment autant? »
La bonne nouvelle? Cette jalousie prouve que vos enfants vous aiment et veulent votre amour en retour. C'est un signe d'attachement sain, même si ça ne se manifeste pas toujours de façon agréable!
Les erreurs à éviter
1. Comparer vos enfants
« Regarde comment ta sœur range bien sa chambre, tu devrais peut-être faire pareil! »
Pourquoi c'est problématique : Les comparaisons créent de la compétition et du ressentiment. L'enfant « moins bon » se sent dévalorisé, et l'enfant « meilleur » ressent la pression de performer en tout temps.
À faire : Valorisez chaque enfant individuellement pour ses propres forces. « J'ai remarqué que tu as rangé tes livres. Merci! »
2. Viser l'égalité parfaite en tout temps
Donner exactement la même chose à chacun, compter les biscuits, mesurer les portions au millimètre près...
Pourquoi c'est épuisant (et inefficace) : L'égalité stricte est impossible à maintenir et crée une mentalité de comptabilité. Les enfants passent ainsi leur temps à surveiller qui a quoi plutôt qu'à apprécier simplement ce qu'ils ont.
À faire : Visez plutôt l'équité, et non l'égalité. Dans cette optique, chaque enfant reçoit selon ses besoins, son âge et les circonstances du moment. « Comme tu es plus vieux, tu peux te coucher plus tard. Quand ton frère aura le même âge, ce sera la même chose pour lui. »
3. Intervenir dans CHAQUE conflit
À la moindre chicane, vous accourez pour arbitrer, trancher, départager...
Pourquoi c'est contre-productif : Vos enfants n'apprennent jamais à résoudre leurs conflits eux-mêmes et dépendent toujours de vous pour régler leurs différends.
À faire : Laissez-les d'abord essayer de régler le conflit seuls (évidemment, s'il n'y a aucun signe d'agressivité!). Intervenez seulement si nécessaire, et guidez-les vers une solution plutôt que d'imposer la vôtre. Pour les aider, vous pouvez aussi les guider vers cette petite combine pratique!
Les stratégies qui fonctionnent vraiment
1. Du temps individuel avec chaque enfant
Le plus puissant antidote à la jalousie : 15 à 20 minutes par semaine en tête-à-tête avec chaque enfant, où il bénéficie de votre attention complète et non divisée.
Comment :
- Bloquez ce temps au calendrier (en le notant dans votre application Octave, par exemple!)
- Laissez l'enfant choisir l'activité
- Zéro téléphone, zéro distraction
Ce que ça change : Votre enfant sent qu'il a SA place unique dans votre cœur. Le réservoir affectif se remplit, réduisant le besoin de chercher votre attention par la jalousie.
2. Enseigner l'empathie plutôt que forcer le partage
Quand un enfant refuse de partager son jouet :
Plutôt que de dire : « Donne-le à ta sœur, il faut partager! »
Essayez plutôt : « Je vois que tu veux garder ton camion. Ta sœur a l'air déçue. Comment pourrait-on faire pour que vous soyez tous les deux contents? »
Ce que ça enseigne : Vos enfants apprennent à considérer les besoins des autres tout en respectant les leurs, une compétence beaucoup plus précieuse que le partage forcé.
3. Créer des moments de complicité fraternelle
Organisez des activités où vos enfants collaborent :
- Construire un fort ensemble
- Préparer une surprise pour papa/maman
- Réaliser un projet créatif commun (une murale ou un gâteau, par exemple)
- Jouer à des jeux coopératifs où ils gagnent ou perdent ensemble
Ces moments permettent aux enfants de développer des souvenirs positifs ensemble et d'apprendre qu'ils forment une équipe.
4. Normaliser les émotions négatives
Quand votre enfant dit «Je déteste mon frère! » :
Plutôt que de dire : « On ne dit pas ça! Ce n'est pas gentil! »
Vous pouvez dire : « Tu es vraiment fâché contre lui en ce moment. C'est correct d'être en colère. Qu'est-ce qui s'est passé? »
Valider l'émotion ne signifie pas accepter les comportements inappropriés. Cette façon d'intervenir permet toutefois à l'enfant d'exprimer ce qu'il ressent sans honte, et d'ouvrir ainsi la porte à une vraie conversation.
Quand intervenir dans les conflits?
Intervenez immédiatement si :
- Il y a violence physique
- Il y a violence verbale grave (insultes blessantes, humiliation)
- Un enfant est vraiment en détresse
Laissez-les gérer leur dispute seuls si :
- C'est une dispute « normale », sans danger
- Ils sont capables de communiquer (même si c'est bruyant!)
- Personne ne pleure ou n'est blessé
Votre rôle d'arbitre :
- « Je vois que vous avez un problème. Pouvez-vous le régler ensemble ou avez-vous besoin d'aide? »
- Si de l'aide est nécessaire : « Chacun explique son point de vue et on trouve ensuite une solution ensemble. »
Ce qu'il faut accepter
La rivalité entre frères et soeurs ne disparaitra jamais complètement. Même ceux qui s'adorent vivront à un moment ou un autre des moments de jalousie et de conflit.
Votre objectif n'est ainsi pas d'éliminer toute rivalité, mais de :
- Réduire l'intensité et la fréquence des conflits
- Apprendre à vos enfants à gérer convenablement leurs émotions
- Leur enseigner à résoudre des conflits de façon respectueuse
- Créer assez de moments positifs pour contrebalancer les moments négatifs
Enfin, rappelez-vous ceci :
En naviguant ces conflits avec patience et en enseignant à vos enfants à gérer leurs émotions et leurs désaccords, vous leur offrez des compétences relationnelles qui les serviront toute leur vie! ❤️

